Sonia Ben Ouagrham Gormley
En partenariat avec le World Affairs Councils of America (WACA)
L’intervenante
Après avoir obtenu son doctorat en économie du développement à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris, Sonia Ben Ouagrham Gormley a enseigné à l’Université Johns Hopkins, au Département des hautes études internationales.
Elle a également mené des recherches au Centre des Etudes sur la Non Prolifération de Monterey en Californie (James Martin Center for Nonproliferation Studies) et dirige aujourd’hui des études sur les liens entre le trafic des armes de destruction massive, le crime organisé ou le terrorisme dans l’ex-URSS, et la fuite de connaissances sur les armes biologiques par la vente d' informations sensibles ou par l'« exode des cerveaux ».
Sonia Ben Ouagrham Gormley est aujourd’hui professeur spécialiste des questions de défense contre les armes biologiques à l’Université George Mason (Virginie).
Fondatrice et rédactrice en chef du magazine d’information « The International Export Control Observer », consacré à l’étude du contrôle de l’exportation des armes de destruction massive (ADM), elle a aussi publié de très nombreux articles en anglais parmi lesquels :
- “The Anti-Plague System in the Newly Independent States, 1992 Onward ” ;
- "Nuclear Terrorism's Fatal Assumptions", The Bulletin Online, 23 octobre 2007;
- "An Unrealized Nexus? WMD-related Trafficking, Terrorism, and Organized Crime in the Former Soviet Union," Arms Control Today, juillet/aout 2007;
- "Plagued with Errors: New Approaches Needed to Tackle Proliferation Threats From the Anti-Plague System," Arms Control Today, mars 2006 ;
- "Growth of the Anti-Plague System during the Soviet Period," Critical Reviews in Microbiology, February 2006;
- "What Non-proliferation Policy for the Soviet Anti-Plague System?" Sonia Ben Ouagrham-Gormley, Alexander Melikishvili et Raymond Zilinskas, Critical Reviews in Microbiology, February 2006.
Conférences
Les rapports entre le commerce des armes de destruction massive (ADM), le terrorisme et le crime organisé dans l’ex-URSS
Les attentats du 11 septembre ont montré de façon spectaculaire que les groupes terroristes réussissent à se procurer des armes de destruction massive (ADM) voire des bombes radiologiques.
La découverte en 2004 d’un réseau de trafiquants d’armes nucléaires, piloté par le Pakistanais A.Q. Khan, a ravivé la crainte que le trafic des ADM favorise l’émergence d’un marché noir d’armes nucléaires servant la cause du crime organisé.
Etant entendu que les organisations criminelles étaient déjà partie prenante dans le trafic de drogue, quelques analystes ont tiré la sonnette d’alarme sur la possibilité que les brigades criminelles fournissent à leur tour des ADM aux groupes terroristes.
Cette probabilité concerne essentiellement l’ex-URSS, étant donné le nombre élevé d’installations nucléaires, chimiques et biologiques situées à proximité des couloirs par lesquels transitent déjà les trafics de drogue et d’armes.
Cependant, une étude menée par un spécialiste des affaires de trafic qui se sont déroulées entre 2001 et 2008, mettant en cause des ADM, explique qu’il n’y a encore aucune preuve évidente d’un lien irréfutable entre ces deux activités.
La menace de la prolifération des armes biologiques depuis l’effondrement du bloc soviétique
Cette conférence abordera les problèmes de sécurité liés à la prolifération des armes biologiques et des risques de bioterrorisme à l’échelle régionale et internationale, soulignés par une poignée de laboratoires spécialistes des armes biologiques en ex-URSS et regroupés sous l’appellation « Anti-Plague System » (littéralement système anti-peste), c’est-à-dire système de défense contre les armes biologiques.
L’ancien programme soviétique d’armes biologiques -le plus important au monde, comptait des douzaines d’installations implantées sur l’ensemble du territoire soviétique. Plusieurs de ces laboratoires -qui fonctionnent grâce à des employés largement sous-payés, abritent encore de nombreuses collections de germes pathogènes très insuffisamment protégées.
La menace de prolifération semble encore plus inquiétante en Asie centrale et dans le Caucase : ces régions, véritables couloirs de transit pour le trafic de drogue et l’activité terroriste, constituent des points de convergence idéaux pour ces différents foyers d’activité.
La conférence fera enfin le point sur le positionnement et les moyens déployés par les Etats-Unis et d’autres pays pour la lutte internationale contre la prolifération des armes biologiques : les décisions –politiques, financières, stratégiques- prises à cet égard sont-elles véritablement efficaces et à même d’endiguer la menace tout en limitant l’accès à ces armes ?
Liens
http://cns.miis.edu/research/antiplague/index.htm;
http://www.unidir.org/pdf/articles/pdf-art2692.pdf
http://npsglobal.org/eng/index.php/component/content/article/147-articles/330-the-soviet-anti-plague-system-an-introduction-sonia-ben-ouagrham-gormley-alexander-melikishvili-raymond-zilinskas.html
http://findarticles.com/p/articles/mi_7462/is_200710/ai_n32245266/
http://www.zoominfo.com/people/Ouagrham-Gormley_Sonia_98545717.aspx
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